Chaque année, des indépendants paient plus d’impôts qu’ils ne le devraient, sans le savoir. Pas par erreur de calcul, mais par oubli : une déduction non revendiquée, un amortissement non passé, une perte non reportée. Avant de remplir votre prochaine déclaration, que vous soyez à Lausanne, Genève, Fribourg, Neuchâtel, Sion ou Delémont, passez en revue les postes qui reviennent le plus souvent.
Le pilier 3a, la déduction la plus rentable
C’est le levier le plus puissant pour un indépendant sans caisse de pension. Vous pouvez verser jusqu’à 20 % de votre revenu net dans le pilier 3a, avec un plafond de CHF 36’288 pour 2026, et déduire ce montant de votre revenu imposable. Encore faut-il que le versement soit fait avant la fin de l’année : un versement en janvier compte pour l’année suivante.
Si vous êtes affilié à une caisse de pension, les rachats LPP sont également déductibles, et peuvent représenter des montants importants.
Vos cotisations AVS personnelles
Les cotisations AVS, AI et APG que vous payez en tant qu’indépendant sont déductibles. Le piège : les acomptes payés pendant l’année ne correspondent pas toujours au montant définitif, et une facture d’ajustement reçue plus tard est souvent oubliée.
Les amortissements
Un ordinateur, un véhicule, des machines, du mobilier de bureau : ces achats ne se déduisent pas en une fois, mais par amortissements répartis sur plusieurs années. Beaucoup d’indépendants passent l’achat en charge l’année où il est fait, puis l’oublient ensuite. Résultat : une déduction mal répartie, ou perdue.
Le véhicule
Si votre voiture sert à l’activité, ses frais sont déductibles : carburant, entretien, assurance, leasing ou amortissement. Seule la part privée doit être réintégrée. Un carnet de trajets, même simple, permet de justifier la répartition en cas de contrôle.
Le bureau à domicile
Si vous travaillez chez vous dans une pièce utilisée principalement pour l’activité, une part du loyer et des charges peut être déduite. La condition : que cette pièce serve réellement au travail, et que vous puissiez le démontrer. Un coin de table dans le salon ne suffit pas.
Les frais professionnels courants
Téléphone et internet pour leur part professionnelle, assurance responsabilité civile professionnelle, assurance perte de gain, logiciels, frais de formation continue liés à votre métier, cotisations à des associations professionnelles, intérêts de dettes commerciales : chacun de ces postes semble modeste, mais leur somme ne l’est pas. Condition commune : conserver les justificatifs.
Les pertes des années précédentes
Une première année d’activité déficitaire n’est pas perdue fiscalement. Les pertes peuvent être reportées et compensées avec les bénéfices des sept exercices suivants. Encore faut-il les avoir déclarées, et y penser les années suivantes.
Les provisions
Un client qui ne paie pas, un litige en cours, un risque connu à la clôture : une provision justifiée réduit le bénéfice imposable de l’année. Elle doit correspondre à un risque réel et documenté.
Les délais à respecter
En Suisse romande, la déclaration d’impôts est due au printemps, à une date qui varie selon le canton : le 15 mars dans le canton de Vaud par exemple. Partout, une prolongation peut être demandée. Mieux vaut l’utiliser que de remplir sa déclaration dans l’urgence, au risque de laisser passer des déductions. Et si vos comptes ont pris du retard, notre article sur le rattrapage comptable explique comment remettre les choses en ordre.
Votre déclaration avec MsFid
Chez MsFid, la déclaration fiscale annuelle est comprise dans tous nos forfaits, dès CHF 99 par mois pour les indépendants, sans frais cachés ni facturation hors forfait. Comme vos pièces arrivent tout au long de l’année par l’Application MsFid, rien n’est oublié au moment de remplir la déclaration. Si vous démarrez votre activité, lisez aussi notre guide pour devenir indépendant en Suisse.
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